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Le candidat Sarkozy défendra le gouvernement « du peuple, par le peuple et pour le peuple » jeudi à Annecy

14 Fev 2012 07:52 | Pouvoir et lois

C'est un déplacement de président. Le dernier. La presse viendra en masse voir le candidat. Nicolas Sarkozy devait se rendre mardi matin à l'usine Photowatt de Bourgoin-Jallieu, en faillite. Plus de 80 représentants des médias, deux fois plus qu'à l'habitude, guetteront chaque mot, nul n'osant exclure que Nicolas Sarkozy officialise sa candidature face à l'un des 450 salariés de l'entreprise en faillite. Ce mardi, M. Sarkozy devait surtout apparaître en président-sauveur. Il s'est fait voler la vedette par son ministre de l'enseignement supérieur Laurent Wauquiez dans le sauvetage de Lejaby, par le groupe LVMH. Là, c'est EDF qui renflouera la filière photovoltaïque française, mise à mal par les allers-et-retours fiscaux de M. Sarkozy pendant son quinquennat, si aucune autre solution viable n'apparaît.

La semaine est celle du chat et de la souris entre l'Elysée et la presse. Le président se réjouit du buzz médiatique autour du non événement que constitue sa candidature, laisse entendre qu'il peut changer ses plans, pour surprendre.

En réalité, M. Sarkozy improvise largement. Mais sauf changement, il devrait se déclarer mercredi soir à la télévision, réaliser une première journée de campagne, sans doute à Annecy, à l'Arcadium salle de 3400 places, vers 17h30. Officiellement, les militants ont été conviés à un meeting avec le secrétaire général du parti présidentiel Jean-François Copé et Bernard Accoyer, député de Haute-Savoie et président de l'Assemblée nationale. « Le fil rouge de ce déplacement sera sur le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », assure un conseiller, reprenant l'article premier de la Constitution française. La semaine s'achèvera par un grand meeting à Marseille dimanche. La rédaction des deux discours a été confiée à la plume du président Henri Guaino.

Le livre de M. Sarkozy n'est pas prêt : trop intime, il est réécrit et condensé par la rédactrice du programme de 2007 Emmanuelle Mignon et ne sera pas publié avant mars. Le grand meeting de région parisienne se tiendra à Villepinte, sans doute le 11 mars. « On n'a pas choisi Bercy, car tout le monde sait combien il y a de participants », glisse un dirigeant de l'UMP.

Le chef de l'Etat ne compte pas avoir une déclaration de candidature lapidaire, le « oui » de François Mitterrand à la télévision en 1988, le fax à l'Agence France presse de Lionel Jospin ou « je participerai au grand débat qui est déjà engagé» de Jacques Chirac à Avignon en 2002. M. Sarkozy compte expliquer que la présidentielle doit donner lieu à des vrais choix, de vraies oppositions et qu'il faut aborder les sujets au lieu de les masquer comme en est accusé le candidat socialiste François Hollande.

C'est l'équipe de l'Elysée qui aura la main sur la campagne, même si un petit QG a été loué rue de la Convention dans le quinzième arrondissement de Paris. L'organisation de campagne devrait être confiée à Guillaume Lambert, actuel chef de cabinet du président, en liaison avec l'UMP. Le projet sera confié à Emmanuelle Mignon, sans doute aidée de Sébastien Proto, directeur de cabinet de Valérie Pécresse et ancien directeur de cabinet d'Eric Woerth. Côté presse, c'est l'adjointe de M. Louvrier, Véronique Waché qui sera au QG.

M. Sarkozy estime avoir a repris la main, après le discours de M. Hollande au Bourget le 22 janvier. L'intervention télévisée sur la TVA sociale, l'entretien avec Angela Merkel puis l'interview au Figaro Magazine ont permis de sortir des thèmes économiques et sociaux pour aller vers ceux de valeurs et de l'identité. Surtout, la campagne est passée d'un match à quatre, incluant Marine Le Pen et François Bayrou, à un duel avec M. Hollande.



Cet optimisme n'est pas partagé par tous. Pour certains, le président a fait une mauvaise séquence en janvier, mélangeant vœux présidentiels et combat politique, le conduisant à griller ses annonces. Il n'a pas fait de vrai choix sur la TVA sociale, n'augmentant cet impôt que de 1,6 point. « La bêtise serait de coller un point de tva supplémentaire », confiait en privé M. Sarkozy en novembre 2011. «Si vous voulez foutre en l'air cette idée », soupirait-il. Distance par M. Hollande, il a dû accélérer son entrée en campagne. Il est allé rechercher in extremis Mme Mignon dans l'espoir de retrouver la magie de la conquête d'alors. « On ne refait pas deux fois la même campagne », s'inquiète un cadre de l'UMP, inquiet de ce retour vers le passé. De même, M. Sarkozy organise un virage à droite comme il l'avait fait en 2007, proposant la création d'un ministère de l'identité nationale pour casser l'envolée de M. Bayrou.

Les conseillers de l'Elysée assurent que M. Sarkozy ne vire pas à l'extrême-droite mais répond aux soucis du peuple. Inquiets, ils jugent nécessaire de préciser que les propos de Claude Guéant sur les civilisations n'ont pas eu d'impact dans les sondages.

Si certains défendent par principe les référendums annoncés par le président, à l'instar du souverainiste Henri Guaino qui veut rendre la parole au peuple contre les corps intermédiaires, d'autres jugent les sujets (chômage et droit des immigrés) trop étriqués ou en contradiction avec la politique de M. Sarkozy qui dit avoir voulu renforcer le dialogue social et les pouvoirs du Parlement. « Sarkozy renonce avec l'Europe à de la souveraineté, il en redonne au peuple via les référendums », assure un visiteur du soir. Les idées pleuvent, comme celle de ne pas embaucher à vie les futurs fonctionnaires, mais certains proches sont pessimistes tant l'avance de M. Hollande semble consolidée au deuxième tour. « Il faudrait qu'il ne passe quelque chose de lourd, comme l'absence de Marine Le Pen à l'élection », espère encore un conseiller.

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