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Les manifestants veulent faire de ce vendredi "la journée du départ"

4 Fev 2011 08:33 | Economie

Une haute autorité a été installée pour entériner les candidatures et veiller au bon déroulement du scrutin. La marche de manoeuvre dont elle disposera pour sanctionner d'éventuels manquements reste floue.


En finir avec l'ère du soupçon et de l'opacité. Tel est l'objectif du Parti socialiste, qui a investi mercredi les trois membres de la haute autorité chargée de veiller au bon déroulement des primaires : Mireille Delmas-Marty, membre du collège de France et de l'Académie des sciences morales et politiques, Rémy Pautrat, ancien préfet spécialiste de l'intelligence économique, et l'avocat Jean-Pierre Mignard, ancien soutien de Ségolène Royal. Sollicités, l'ancien ministre de l'Intérieur Pierre Joxe et l'ex-garde des Sceaux de François Mitterrand, Robert Badinter, ont décliné l'invitation. Mais le trio finalement installé est «d'une grande rigueur morale et d'une grande compétence», souligne-on tout de même rue de Solferino.

Il sera chargé d'entériner les candidatures, de veiller au respect des règles et de proclamer les résultats des primaires socialistes. «Il s'agit d'une autorité indépendante de la représentation politique du parti. Elle sera en charge de veiller à ce que le PS se comporte équitablement vis-à-vis de tous les candidats, notamment sur les moyens financiers», indique Jean-Pierre Mignard, interrogé par le Nouvel Observateur. «Il nous faudra réfléchir aux sollicitations par les médias et à une règle sur la répartition des temps de parole. A l'issue du vote (les 9 et 16 octobre, ndlr), la haute autorité rendra son avis sur le déroulement du scrutin».

Ségolène Royal veille au grain


Les «gendarmes» du PS se pencheront en outre sur les éventuelles irrégularités signalées au moment du scrutin et pourront décider en conséquence d'une annulation de résultats dans des bureaux de vote litigieux. «Les élections au PS vont désormais se dérouler comme dans toute société démocratique ordonnée», insiste Jean-Pierre Mignard. L'occasion pour le Parti socialiste de tirer un trait sur le traumatisme du Congrès de Reims de 2008 : Martine Aubry avait alors été élue à la tête du PS avec 102 voix d'avance sur Ségolène Royal, mais le scrutin avait été entaché de soupçons de fraude.

Aujourd'hui, alors que la course à l'investiture s'annonce tendue, la présidente de la région Poitou-Charentes évoque encore «la pénible expérience du passé» qui doit, selon elle, «servir de leçon» au PS. Candidate aux primaires, elle dit aussi surveiller avec attention la façon dont Martine Aubry pourrait «utiliser» les moyens du parti à son avantage. C'est elle aussi qui a proposé la rédaction d'une charte éthique qui stipule que «toute action ou déclaration dénigrant les autres candidat(es) ou les partis co-organisateurs est interdite» et précise que «la campagne doit être constructive et loyale centrée sur les idées et les propositions».

Tout manquement au texte, qui doit encore être adopté, devrait être sanctionné. Reste à savoir comment. «Pendant la campagne, si un candidat s'affranchissait des règles éthiques (…) il sera du devoir de la haute autorité de distribuer un carton jaune, de dire publiquement et collégialement qu'untel ne respecte pas les valeurs du droit, de la démocratie et du socialisme français», explique Jean-Pierre Mignard, sans donner plus de détails.

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