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Orange ouvre son kiosque numérique

27 Oct 2010 08:13 | Nouveautes d'entreprises

L'ex-ministre de la Culture Christine Albanel dirige la communication de France Télécom. Elle dévoile les projets de son portail dans la presse et l'édition sur le Net.

Orange dit vouloir se retirer des contenus. Or, vous vous apprêtez à lancer une boutique de téléchargement pour la presse et les livres. Pourquoi ?

Notre stratégie est de nous diversifier et de nouer toujours plus de partenariats, pas d'abandonner les contenus. Jusqu'à maintenant notre image était très associée aux chaînes de télévision payantes, nous souhaitons désormais être présents dans d'autres secteurs comme la presse ou l'édition. Nous lancerons prochainement une application baptisée Read&Go pour télécharger des journaux, des BD et des livres numériques. Cette boutique de téléchargement sera pré-installée sur la tablette tactile Samsung, que nous allons commercialiser d'ici à la fin novembre pour moins de 300 euros. Read&Go sera également disponible sur les téléphones mobiles équipés du système d'exploitation Android de Google et, à terme, sur les PC. On pourra y trouver une centaine de titres de presse, près de 300 bandes dessinées et quelques centaines d'ouvrages, dans un premier temps, davantage des livres pratiques que de la littérature générale. Ce n'est qu'un début. Nous souhaitons travailler avec tous les éditeurs qui comptent, en leur apportant nos savoir-faire : expertise numérique, distribution, promotion, enrichissements visuels, facturation...

Mais la tablette iPad d'Apple propose ces services...

Nous sommes plus ambitieux pour l'avenir et nous voulons instaurer de véritables coopérations. Par exemple, en veillant à ce que l'éditeur reste maître de son offre. Même démarche pour la presse : dans un premier temps, le paiement se fera à l'acte, dans un second temps, si les éditeurs le souhaitent, on pourra s'abonner à un titre ou à des offres multititres comme cela existe pour les bouquets de chaînes de télévision. Des discussions sont toujours en cours pour déterminer la règle de partage des revenus, mais nous n'avons pas encore fixé de modèle rigide à l'instar d'Apple qui reverse 70 du montant des achats aux fournisseurs et en conserve 30 %. Read&Go doit aussi permettre aux utilisateurs de se constituer une bibliothèque et même, à terme, de la conserver lorsqu'ils changeront de terminal, voire d'opérateur.

Pourtant, les ouvrages disponibles sur Read&Go sont peu nombreux à ce jour. Seriez-vous prêts à numériser les catalogues des éditeurs ?

Non. Notre objectif n'est pas de nous substituer à eux, mais bien d'offrir de nouveaux services dans le respect de nos partenaires. A condition que l'activité puisse se développer : on ne peut pas avoir un taux de TVA à 5,5 % pour un livre papier et à 19,6 % pour son format numérique. Cette distorsion porte un coup rude à un marché encore naissant. Et, contrairement à d'autres secteurs, une baisse de la TVA n'aurait aucun impact sur les recettes fiscales.

Une partie de la presse française cherche une alternative à Google. Que proposez-vous ?

Nous discutons avec un groupe réunissant cinq grands quotidiens nationaux - Le Parisien, Le Figaro, Les Echos, L'Equipe, Libération - au sein d'un groupement d'intérêt économique. Nous sommes prêts à prendre des engagements forts : visibilité sur nos portails, garantie d'une rémunération, mise à disposition des contenus pour nos abonnés sur tous les supports. Nous pourrions aussi mettre en place un partage des revenus publicitaires et/ou des abonnements. Nous nous voyons comme un partenaire vertueux pour la presse, dont chacun sait qu'elle rencontre aujourd'hui des difficultés.

Vous avez défendu la création de l'Hadopi, l'autorité qui lutte contre le téléchargement illégal sur Internet. Considérez-vous toujours que c'est un bon dispositif ?

Essayer de défendre les droits des auteurs sur Internet, où règne le culte de la liberté sans entrave, n'est pas sans poser des problèmes. Pour autant, il faut que ces principes soient défendus. C'est d'autant plus difficile qu'en la matière la France ouvre la voie et invente le droit. Les premiers mails d'avertissement viennent de partir et cette mise en garde est déjà une bonne chose, car elle a une vertu pédagogique. Bien sûr, cela ne va pas éradiquer le piratage, mais l'Hadopi a le mérite de rappeler que les contenus ont une valeur.

Votre arrivée chez France Télécom est surprenante et beaucoup y ont vu la main du politique...

J'avais déjà des liens avec Didier Lombard, actuel président de la société. Ce choix peut être qualifié d'atypique, mais je crois qu'il correspond à une volonté du groupe de s'appuyer sur des profils assez différents en situation de crise. Je ne suis pas la seule. C'est aussi le cas de Pierre Louette, en provenance de l'AFP. Mon intégration se passe plutôt bien, même si je dois encore développer mon expertise technique sur certains sujets. En tout cas, c'est passionnant.

La source:  L'Express

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